AU REVOIR, ELIE

 
Je vous ai connu un peu mais j'avais l'impression de vous connaitre davantage tant ma fille vantait vos mérites.
Vous étiez comme elle le disait son "joli papa" et vous et moi, nous avions quelques points communs : vous aimiez ma fille tout comme je l'aime, moi, et tout comme moi vous attendiez impatiemment l'annonce d'un petit-fils ou d'une petite-fille. 
J'ai suivi votre maladie au travers des explications d'Eloïse, de ses confidences. Je sais combien la souffrance a été votre quotidien, je sais quel courage vous aviez et quel espoir vous mettiez dans un nouveau traitement. Je sais aussi quand vous avez décidé de décrocher...
Dimanche dernier vous teniez la main d'Eloïse et vous ne souhaitiez pas qu'elle parte, alors elle a pleuré et vous lui avez dit "Faut pas pleurer, y'a rien de grave"
Non, y'avait rien de grave, il n'y avait simplement que votre vie qui se consumait...
Mercredi vous vous êtes endormi pour toujours devant elle. Vous n'êtes pas la première personne chère qu'elle perd, mais vous êtes la première personne qu'elle a vu partir et je crois que cette image restera à jamais dans son coeur.
Les anges vous ont maintenant très certainement accueilli et votre corps a enfin retrouvé sa sérénité. On dit que là haut c'est le paradis, alors je vous souhaite d'y être le plus heureux des "joli papa". Vous avez bien mérité cela....
Très Sincèrement