Au revoir, Monsieur


Ma tristesse est grande. Je vous connaissais peu mais le peu d'échanges que j'avais eu avec vous m'avait permis de vous apprécier. 
Je sais combien vous vous accrochiez à la vie pour ne pas laisser vos deux petites filles seules, après la mort de votre épouse il y a deux ans.
Le Seigneur en a décidé autrement. Aujourd'hui il a mis fin à votre calvaire et je suis en colère après lui. Qu'avez vous fait pour qu'il vous inflige autant de souffrances ? Torturé par la maladie, je sais qu'en plus votre esprit l'était aussi à l'idée de partir sans retour  en laissant deux petites filles déjà privées de leur maman. J'ai souvent pensé à vous ces derniers temps. Il était inutile de demander de vos nouvelles, la tristesse de Morgane en disait long. J'espère que vos proches vont pouvoir entourer Morgane et Ophélie et les aider à passer cette tragique nouvelle épreuve le plus sereinement possible. Si l'on m'en laisse la possibilité, j'aimerais leur tendre la main...

Annie F (30/10/07)